En avril 2022, la mairie de Capdenac-Gare me contacte afin de réaliser la captation du témoignage d’Annie Beck, enfant juive rescapée de la Shoah, venue se réfugier à Capdenac-Gare durant l’occupation allemande. Cette rencontre s’est déroulée au cinéma Atmosphère, dans le cadre d’un échange avec des collégiens de la ville.
Au-delà de l’aspect documentaire, ce projet avait une dimension profondément humaine et mémorielle. À travers cette vidéo, l’objectif était de préserver et transmettre une parole précieuse, portée par l’expérience directe d’une survivante.
« Certaines vidéos dépassent largement la technique. Ce projet m’a rappelé que l’image peut aussi devenir un outil de transmission, de mémoire et de sensibilisation. »
Filmer la mémoire et la transmission
D’un point de vue technique, cette réalisation reste volontairement sobre dans sa mise en scène et son montage. L’essentiel résidait dans la force du témoignage, dans les regards, les silences et les échanges avec les élèves présents dans la salle.
Ce type de projet me rappelle à quel point la vidéo peut avoir une portée qui dépasse la simple esthétique : celle de conserver une mémoire vivante et de contribuer, à mon échelle, au travail de transmission entre les générations.



À travers cette captation, j’ai souhaité mettre l’image au service de la mémoire et de la transmission historique. Un projet simple dans sa forme, mais profondément marquant dans son contenu et dans l’importance du témoignage partagé.